Pour combattre ton ennemi n’hésite pas à recourir à ses armes,
sinon aux pires dont tu disposes.
Mais, pour le vaincre, commence par ne pas lui ressembler.
Pour combattre ton ennemi n’hésite pas à recourir à ses armes,
sinon aux pires dont tu disposes.
Mais, pour le vaincre, commence par ne pas lui ressembler.
Je m’étais promis de ne plus perdre mon temps à venir alimenter ce blog, faute d’avoir pu le voir devenir un lieu d’échanges avec d’éventuels lecteurs.
Mais j’y reviens, une fois de plus, parce qu’en même temps que le désespoir lancinant que m’inspire l’évolution politique de notre pays, une profonde colère m’étreint depuis la lecture de cette information, parue dans le Monde :
Suite à cet article, j’ai proposé deux commentaires que je souhaite reporter ici, tant pour les mettre en partage que pour en garder date et trace en vue de l’éventuel dossier judiciaire qui pourrait être ouvert contre moi si jamais j’adhérais à cette association :
Est-ce qu’en adhérant à l’association « Ultime Liberté »,
je peux être tenu pour complice de leur volonté ‘criminelle’ (sic) d’acquérir des “substances vénéneuses illicites” en vue de servir les dernières volontés librement exprimées par un agonisant ou la victime d’une maladie dégénérative incurable dont on ne voudrait pas subir les souffrances ou la torture jusqu’au bout ?
Cette vaste opération policière n’est-elle pas une forme d’intimidation politique ‘illibérale’ destinée à dissuader des gens de militer pour le droit au suicide médicalement assisté ?
Et, dans ce cas, ne sommes- nous pas face à une atteinte à la liberté de penser ainsi qu’à la liberté d’association pourtant constitutionnellement garanties ?
En fait, à lire le détail des poursuites judiciaires engagées contre cette association, c’est bien le coeur de leur démarche qui semble être incriminé.
Voici le 1er § de leur communiqué du 18 août :
» Deux adhérents de 81 ans, tous deux militants de longue date d’Ultime Liberté, ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, vendredi 16 août, à l’issue de leur garde à vue, pour 4 chefs d’inculpation : deux liés aux actes du 14 août 2024 « exercice illégal de la profession de pharmacien », « provocation au suicide », et deux liés plus globalement à l’action menée au sein de l’association du 14 août 2018 au 14 août 2024 : « propagande en faveur de produits préconisés comme moyens d’aide au suicide » et « publicité en faveur de produites préconisés comme moyens d’aide au suicide ».«
PS : explication de mon titre : Plus d’une fois j’ai signalé à l’ADMD (dont je suis adhérent depuis des années) qu’il serait plus judicieux de se présenter comme l’ADULT (Association pour le Droit à l’Ultime Liberté d’en Terminer) plutôt que comme l’ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité). En effet, j’estime qu’il n’est pas prudent (ni philosophiquement, ni moralement, ni politiquement) de permettre que, sur cette question de fin de vie, soit ouvert un périlleux débat sur l’éventuelle dignité ou indignité de personnes malades en fin de vie ou en cours de maladie dégénérative incurable.